LA CENCO, INSTRUMENT DE RECOURS POUR LA DIPLOMATIE RWANDAISE
Quand l’autorité morale congolaise sert de paravent diplomatique face aux pressions américaines
Par le journaliste engagé Christian Lawu
Quand l’autorité morale congolaise sert de paravent diplomatique au Rwanda face aux pressions américaines
1. Contexte géopolitique
- Pression américaine sur Kigali : Les États-Unis ont intensifié leurs critiques contre l’ingérence rwandaise dans l’Est de la RDC.
- Besoin de relais diplomatiques : Kigali cherche à minimiser son implication en s’appuyant sur des narratifs internes, dont celui porté par la CENCO.
2. La CENCO comme instrument de neutralisation
- Narratif interne : En insistant sur un « dialogue exclusivement congolais », la CENCO contribue à transformer une agression régionale en crise nationale.
- Effet diplomatique : Ce discours est exploité par Kigali pour réduire la pression internationale, notamment américaine.
- Résultat : La CENCO devient un instrument indirect de la diplomatie rwandaise, offrant un paravent moral à Kigali.
3. Le contre-mouvement de Tshisekedi
- Refus d’un médiateur extérieur (hier) : Félix Tshisekedi a clairement rejeté l’idée d’un dialogue encadré par un médiateur international.
- Message stratégique : Ce refus est une réponse directe à la manœuvre rwandaise via la CENCO : en refusant un cadre externe, il empêche Kigali de se cacher derrière une façade de neutralité ecclésiale.
- Effet politique : Tshisekedi reprend l’initiative narrative : le conflit est reconnu comme ayant une dimension régionale, et la médiation ne peut être confiée à une institution qui, volontairement ou non, dédouane Kigali.
4. Conséquences
- Pour Kigali : La stratégie de neutralisation via la CENCO se trouve fragilisée par la position présidentielle.
- Pour Washington : Le refus de Tshisekedi clarifie la ligne congolaise et renforce la légitimité des pressions américaines sur Kigali.
- Pour la CENCO : L’institution se retrouve exposée, perçue comme trop alignée sur le narratif rwandais.
5. Encadré critique
Tshisekedi contre la manœuvre rwandaise
« Le dialogue doit rester congolais, mais il ne peut être un alibi pour masquer une agression étrangère. »
En refusant un médiateur extérieur, Tshisekedi envoie un signal clair : la RDC ne laissera pas la CENCO servir de paravent diplomatique au Rwanda.
6. Timeline visuelle (mise à jour)
- 2022 : Kinshasa accuse Kigali d’ingérence militaire.
- 2023 : Washington hausse le ton contre Kigali.
- 2024 : La CENCO insiste sur le « dialogue congolais », sans mentionner Kigali.
- Janvier 2026 : Tshisekedi refuse un médiateur extérieur, réponse stratégique pour contrer la manœuvre rwandaise.
Christian lawu


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