Washington détourné : la manipulation de Kigali exposée

Washington détourné : la manipulation de Kigali exposée

La vérité des intentions

À Washington, sous l’égide américaine, un principe a été posé devant la communauté internationale : simultanité des opérations. Neutraliser les FDLR et lever les mesures dites « défensives » du Rwanda, dans un équilibre garanti par la parole donnée. 
Ce n’était pas une interprétation congolaise, mais une affirmation publique, validée et relayée par des acteurs internationaux. 

Kigali : la parole déformée

À peine l’accord signé, Kigali enclenche une campagne de communication pour transformer la simultanéité en condition préalable. 
Ce glissement sémantique n’est pas un détail : il redéfinit l’équilibre en faveur d’une logique unilatérale. La diplomatie se tord, la confiance se fissure. 

La plaine de Ruzizi : le démenti par la force

Les frappes sur Luvungi, Sange et Uvira ne correspondent pas aux foyers majeurs des FDLR identifiés par les cartographies militaires conjointes. 
Elles traduisent une volonté de remodeler le terrain par la force, en contradiction flagrante avec l’esprit de l’accord. 
La simultanéité promise devient une offensive unilatérale. 

La crédibilité internationale en jeu

On ne peut pas signer sous l’égide américaine et redéfinir l’accord par les armes quelques jours plus tard. 
On ne peut pas invoquer la sécurité tout en créant un cycle de peur dans des zones densément peuplées. 
On ne peut pas prétendre protéger une communauté en exposant des civils à une escalade militaire. 
Ce qui se joue dépasse la diplomatie régionale : c’est une question de crédibilité internationale. 

En réalité ,le test de vérité

Washington était un engagement. 
La plaine de Ruzizi est devenue un test. 
Et un test révèle toujours la vérité des intentions. 
Washington détourné : la manipulation de Kigali exposée

Christian Lawu, journaliste engagé

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